Les transitions de carrière, l’un des défis majeurs dans la vie d’un leader

Cette étude, menée auprès de 600 leaders internationaux, met en lumière le ressenti des leaders face à leur évolution de carrière et leur gestion de la transition vers un poste hiérarchique supérieur.

Il apparaît clairement que les transitions de carrière sont des événements assez difficiles à vivre pour les leaders. Elles impliquent concrètement des aptitudes nécessaires comme savoir gérer les enjeux de pouvoir, savoir s’entourer et développer des réseaux, mais impliquent également un soutien indispensable pour ces leaders en pleine mutation…

Une transition de carrière entraîne des satisfactions, tout comme des difficultés pour le leader. L’étude va au-delà de cette affirmation en démontrant les différents besoins aux trois niveaux hiérarchiques (leaders de proximité, leaders intermédiaires et leaders stratégiques).

Parmi les principales difficultés, notons la gestion des jeux de pouvoir au sein de l’entreprise, l’accroissement des incertitudes et des situations ambiguës ainsi que l’’apprentissage de la délégation du travail.

Enfin, évoluer implique une nouvelle répartition des tâches dans l’emploi du temps du leader.

LA TRANSITION DE CARRIÈRE, UN ÉVÉNEMENT DIFFICILE ET IMPACTANT POUR LE LEADER

L’étude révèle que l’impact émotionnel généré par les différentes évolutions de carrière est plus fort qu’on pourrait le penser chez les leaders.

Près d’un leader sur trois estime que la promotion leur a permis de développer une estime de soi. L’affirmation de soi est en tête de la liste des facteurs motivants pour les managers de proximité et de niveau intermédiaire. Le fait qu’un poste de niveau plus élevé offre ‘un travail plus stimulant’ est également une source de satisfaction pour les leaders de proximité (35%) et intermédiaire (36%). La liberté de décision est un élément positif pour les leaders, et plus spécifiquement pour les leaders de proximité : 68% d’entre eux la considèrent comme leur principale satisfaction.

Or, lorsqu’on demande aux leaders d’évaluer la difficulté des transitions de carrière par rapport aux différents événements de leur vie, ils les placent en seconde position, après la séparation (divorce, deuil…). Pour 60% d’entre eux, les transitions sont même très, voire extrêmement compliquées à vivre. Et plus on avance dans la séniorité, plus cette transition s’avère difficile.

L’étude montre aussi que les leaders ont besoin d’aptitudes différentes pour réussir leur transition selon les niveaux.

RÉUSSIR SON LOBBYING INTERNE ET GÉRER LES COMPÉTENCES PAR NIVEAU

Dans l’ensemble, les leaders estiment que ‘la gestion des jeux politiques internes’ est un de leurs problèmes majeurs à mesure qu’ils grimpent les échelons hiérarchiques. Tous niveaux confondus, 65% des leaders la hissent au premier rang des difficultés rencontrées.

Plus les leaders avancent dans leur carrière, plus il leur est difficile de développer un nouveau réseau : plus de 42% des leaders (surtout stratégiques) l’estiment. A ce niveau de responsabilités, le leader est de plus en plus solitaire et est tenu de développer son réseau plus à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’entreprise.

Apprendre à diriger dans l’incertitude et dans un environnement complexe est une compétence clé du leadership. Cette tendance s’affirme d’autant plus chez les leaders intermédiaires et stratégiques avec une importance croissante de la dimension internationale. Dans une situation de transition, cela peut devenir une réelle difficulté, comme l’estiment plus de 55% des leaders.

Les leaders de proximité sont les plus concernés par la délégation du travail. ‘Apprendre à déléguer’ est l’une des premières difficultés rencontrées. Un leader de proximité sur cinq déclare ne pas avoir encore acquis cette compétence.

Par conséquent, l’entreprise doit soigneusement sélectionner les leaders montants, les préparer et les accompagner pour faire face aux nouveaux besoins.

Le temps des leaders

En ce qui concerne la répartition du temps de travail passé à chaque niveau de leadership, 80% des leaders estiment que plus on évolue dans la hiérarchie, plus le temps passé à la communication est important, surtout au niveau intermédiaire (90%). Cela est lié à la complexité des enjeux et à la nécessité d’élargir et d’adapter son réseau en vue de la transition.

Enfin, le temps passé par les leaders à engager et motiver leur équipe reste important, notamment au niveau senior (74%), et dans une moindre mesure pour les niveaux de proximité et intermédiaire.

Extrait d’un article sur indicerh.net

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