GRH : Les leviers de motivation des équipes

  • La rémunération et ses déclinaisons sont incontournables
  • Tous les salariés doivent être responsabilisés


C’est une affaire personnelle mais c’est au chef d’entreprise de l’entretenir chez ses collaborateurs. La motivation est nécessaire pour garder ses compétences. Pas de recette magique mais de l’intéressement, des avantages en nature, une bonne formation et également des conditions de travail agréables.
Si dans d’autres pays, les stratégies de motivation concernent tous les niveaux hiérarchiques de l’entreprise, au Maroc elle est concentrée sur les cadres. Les cadres restent la cible privilégiée dans un tissu industriel composé de plus de 90% par des petites et moyennes entreprises. Une exception: les grandes structures ou les filiales de multinationales impliquent tout le personnel dans leur stratégie de motivation.
Le coeur des politiques de motivation en entreprise tourne autour de la rémunération, de l’accélération de carrière et de la formation. Mais le premier facteur de motivation demeure incontestablement la rémunération et ses déclinaisons. Une rémunération motivante doit avoir un sens et chaque élément de la rémunération doit être clarifié. Relever les salaires ou créer de nouvelles primes est facile mais s’effectue dans des limites.
Le plus apprécié et le plus conseillé par les professionnels des ressources humaines est l’intéressement. Mais il se fait rare dans l’entreprise marocaine. L’enquête Sunergia/L’Economiste sur les salaires des cadres a révélé que seuls 4% de cadres ont droit à ‘l’intéressement’, une formule qui intègre les augmentations salariales, la promotion, le cadre de travail, les primes trimestrielles, la prime annuelle et la participation aux bénéfices.
La doctrine classe l’intéressement parmi les outils les plus appréciés par les cadres puisqu’il s’agit d’une rémunération attribuée en contrepartie de la contribution de chacun aux résultats. En principe, il est conseillé aux managers de trouver le bon panachage entre mesures collectives et rémunération individualisée. Une partie variable est généralement associée à la performance de l’équipe et une autre à la capacité individuelle à travailler en groupe.
La pratique la plus courante est de booster le salaire du collaborateur par les primes: prime de rendement, prime de bilan, prime sur objectif, prime selon la croissance du chiffre d’affaires, le 13e mois. Ce dernier est loin d’être généralisé. Selon l’enquête Sunergia/L’Economiste, 13e mois est accordé à sept cadres sur dix seulement.
Les avantages en nature constituent aussi un moyen de motivation. Ils permettent aux salariés de faire l’économie des frais qu’il aurait dû supporter. Il s’agit le plus souvent d’un logement ou d’un véhicule de fonction, l’octroi d’un ordinateur ou d’un téléphone portable.
La prévoyance complémentaire est également appréciée. Une garantie invalidité et décès ou une retraite complémentaire peuvent être mis en place au profit du salarié et de ses ayants droit. Elle renvoie même une image positive de l’entreprise car elle se soucie de son personnel en lui garantissant une couverture et un capital.
Mais à elle seule la rémunération ne suffit pas. D’autres éléments sont déterminants dans la motivation de l’individu et donc dans son implication.
La formation est l’autre valeur sûre des stratégies de motivation. La performance de l’entreprise en dépend aussi. La formation a le mérite de rassurer les collaborateurs sur leurs employabilités et leur avenir professionnel. Elle est même considérée comme un signe de reconnaissance.
L’évolution en interne est également un bon moyen de motiver les salariés. Son absence cause tôt ou tard du découragement. Les grandes entreprises sont souvent avantagées puisqu’elles peuvent proposer des postes dans plusieurs villes. De plus la diversité des postes permet aux collaborateurs de changer de métiers. Mais sur le terrain, l’on remarque que les entreprises ne cherchent à responsabiliser que les ‘compétences-clés’. Une erreur, tous les collaborateurs doivent se sentir investis d’une responsabilité. Ce qui nourrira leur motivation et accroitra leur satisfaction à travailler.

Source : leconomiste.com

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